Pelle, Karcher, tondeuse, décolleuse à papier peint, vous avez tous, un jour, besoin de ces appareils. Pourtant, leur prix peut vous freiner, car vous n’êtes pas sûr de vous en servir à nouveau ? Bonne nouvelle ! Grâce aux bibliothèques d’objets, vous pouvez désormais éviter l’achat inutile. Reconnues d’utilité publique, plusieurs structures adoptant le principe des banques d’objets ont ouvert leurs portes en France. À Montreuil, Arles ou Toulouse, découvrez ces « objethèques » qui proposent « d’emprunter un objet » comme on emprunte un livre.

L’objethèque pour répondre aux besoins du quotidien

Besoin d’une scie sauteuse pour découper une planche ou d’un babycook pour la venue de votre frère et de son bébé ? L’objethèque se présente comme un lieu de rassemblement moderne où ce ne sont plus des livres qui sont empruntés, mais des objets. Le modèle a vu le jour dans les pays anglo-saxons avec les « Library of things », que l’on pourrait traduire par « bibliothèques de choses ». Des outilthèques existaient déjà dans l’Hexagone, mais les bibliothèques d’objets ont étendu le concept à toutes les catégories d’ustensiles.

À Montreuil, en Seine-Saint-Denis, un local membre du réseau s’est installé, la BOM (bibliothèque d’objets de Montreuil), et les emprunteurs y sont déjà nombreux. Roselyne cherchait une scie à métaux pour monter son meuble de salle de bain et s’est donc rendue dans cette structure d’un nouveau genre. Non seulement elle y a trouvé l’outil dont elle avait besoin, mais en plus, elle a eu l’agréable surprise de voir sa pièce sciée sur place.

Cette lame dentelée n’est qu’un des nombreux articles qui couvrent les étagères de l’entrepôt : plus de 300 au total. Allant des sièges auto aux petits barbecues, en passant par toute une gamme d’utilitaires de la vie quotidienne (imprimante, raquette de badminton ou encore tondeuse), on peut y trouver à peu près de tout.

Un concept écologique pour plus de partage

L’idée part d’un simple constat : on a tous dans nos placards ou dans nos garages des machines ou bibelots qui dorment au fond d’un tiroir, recouverts de poussière. Il s’agit donc de mutualiser ces biens plutôt que d’en acheter un nouveau. Les matières premières et l’énergie sont diminuées, mais le résultat attendu est là. « Si vous voulez faire un trou dans un mur, c’est du trou dont vous avez besoin, pas de la perceuse », rappelle Michel Akkaoui, fondateur de l’Établi, l’antenne de Toulouse.

Grâce à des appels aux dons, chaque boutique s’est rapidement construit un « fond » d’appareils et d’engins de toute taille. L’accent est mis sur la notion de partage et l’aspect humain du projet et ces espaces recréent de la proximité et du dialogue. Ainsi, des prêts directs entre clients apparaissent spontanément pendant que des ateliers de réparation s’organisent, comme c’est le cas à Montreuil.

L’autre point non négligeable de ces espaces de prêts est la dimension économique. Les abonnés peuvent emporter chez eux l’outil dont ils ont besoin, moyennant une modeste somme correspondant à l’adhésion. Comme pour un emprunt de livre.

Cette manière vertueuse de penser les articles gagne aussi les organismes traditionnels. La médiathèque de Bayeux propose ainsi guitares, moules à gâteaux ou encore machines à coudre.

Économiques, sociales et préservant les ressources de notre planète, les objethèques ont tout pour plaire et révolutionner nos vies au quotidien.

Cet article vous a donné envie de vous lancer dans une démarche plus responsable ? Lisez également notre article sur les 4 conseils essentiels pour prolonger la durée de vie de vos produits.

 

 

Laure Lebrun, pour e-writers

Article rédigé lors du cursus de formation en rédaction web chez FRW.

Article relu par  Océane, tuteur de formation chez FRW.

 

 

Sources : –https://www.francetvinfo.fr/economie/nos-stars-sont-la-perceuse-et-le-karcher-reportage-a-l-objetheque-de-montreuil-qui-permet-d-emprunter-des-objets-comme-on-emprunte-un-livre_5181865.html

https://kikassikikassa.fr/

https://www.objetheque-lereseau.fr/

https://www.essentiel-sante-magazine.fr/societe/vie-quotidienne/bibliotheques-objets-emprunter-au-lieu-acheter